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Enfin ! la gauche bien pensante se réveille

Ça y est, la gauche bien pensante se rend enfin compte que l’islam radical, l’islamisme, débouche sur un régime de type totalitaire. Fini la défense systématique de l’islam inspirée par une culpabilité occidentale mal placée, fini la notion d’« islamiste modéré », fini le relativisme de bon aloi au nom du respect de l’autre. Les faits sont têtus.
Maintenant que des islamistes ont des armes suffisamment puissantes pour conquérir un territoire et y établir un État, maintenant qu’ils peuvent y appliquer leur programme et y faire régner leur loi, on se rend compte qu’il s’agit d’un régime totalitaire théocratique : massacresdestructions de patrimoine, contrôle des femmes via le voile, persécutions des minorités, notamment chrétiennes qui ont le choix entre la conversion, la mort ou l’exil… bref l’application stricte de la loi islamique, de l’obscurantisme à l’état pur. Lire la suite

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and now… la diversité

J’ai encore bondi ce matin en entendant dans une chronique de France Inter cette expression maintenant courante : « issus de la diversité » ! C’était à l’occasion des obsèques d’Aimé Césaire : « Combien de patrons de presse issus de la diversité ? Combien d’éditorialistes ? Combien de banquiers, de chefs d’état major, de dirigeants de grandes entreprises publiques ? Combien de députés issus de la diversité ? » nous dit la journaliste. Et je me suis mise à la place d’un étranger ayant appris le français, mais nouvellement venu sur notre territoire, qui comprendrait tous les mots mais pas le sens de cette expression. Et pour cause, elle ne veut rien dire. Lire la suite

la peur de son ombre

La peur est mauvaise conseillère :
tel ce nouveau cas d’auto-censure aux Pays-Bas où un musée de La Haye a retiré d’une exposition la photo d’une artiste iranienne (ci-contre) et une vidéo intitulée « Allah ho gaybar », au motif que ces oeuvres étaient « insultantes pour certaines sections de la société ».

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l’argument du violeur

L’argument du violeur c’est celui qui consiste à dire que la victime par son comportement a pu provoquer le crime (elle portait une jupe trop courte, ou un tee-shirt transparent…) et qui revient de fait à relativiser et minimiser ce dernier. Or au sujet de l’affaire Redeker on a pu lire dans de nombreux articles, billets ou commentaires qu’il fallait défendre la liberté d’expression mais que tout de même les propos de Redeker n’étaient pas exempts de soupçons, qu’ils étaient « villièristes », « nauséabonds », voire « racistes »  ! En d’autres termes son opinion est un délit provocateur et il a quelque part mérité ce qui lui arrive !
L’explication de cette attitude est peut-être à trouver dans le fait que son article est non seulement une critique de l’islam qu’il qualifie d’ « idéologie à vocation hégémonique » mais aussi une critique des « idiots utiles » qui comme par le passé pour le communisme sont pleins de compréhension pour cette « voix des pauvres ».
La philosophe Catherine Kintzler expose de manière plus complète cette idée dans son billet : La double fatwa, de l’islamo-« progressisme » comme dispositif de pensée.

le piège des mots

J’ai toujours été frappée, sinon agacée, par les exagérations qui consistent à mettre sur le même plan ou à assimiler entre eux des phénomènes très différents, que ce soit dans les discours, dans les slogans ou dans les images. Ce type de rhétorique est largement répandu à l’extrême-gauche. Récemment il y a eu Sharon=Hitler, Sarkozy=Le Pen et ces temps-ci Sarkozy=Pétain ! (Tiens il y avait longtemps qu’on l’avait pas ressorti celui là… un retour en « grâce » ?). Le slogan réducteur le plus célèbre restant celui de 68, CRS=SS ! Lire la suite

les raisons d’un succès

Ségolène Royal a du succès. Sans doute pour deux raisons : d’abord parce que comme Sarkozy elle a renoncé à la langue de bois, appelle un chat un chat et n’hésite pas au nom de ses valeurs à briser les tabous et à se frotter à la réalité ; ensuite parce qu’elle répond aux attentes des classes populaires, ceux qui n’ont pas profité des 35 heures et ont vu leurs conditions de travail empirer, ceux qui subissent l’insécurité au quotidien dans les banlieues, ceux que Jean-Luc Mélenchon qualifient avec mépris de « petits blancs » alors qu’ils constituent la base sociale de la gauche – mais peut-être ne sont-ils plus assez politiquement correct pour demeurer le peuple ? Lire deux billets intéressants sur ce sujet : Lire la suite

coup de gueule

Coup de gueule de Pascal Bruckner dans le Nouvel Obs : c’est comme une bourrasque bretonne, ça décoiffe mais ça vivifie !

Extrait : Je croyais cette vision du monde qui oppose une Europe coupable, forcément coupable, à un Sud toujours innocent et intouchable périmée. Entendre aujourd’hui, en 2005, que la France vit une « fracture coloniale », voire reste une puissance coloniale sur son propre territoire et occupe les banlieues à la manière d’une armée étrangère, laisse pantois. Lire sous la plume d’intellectuels responsables ou de sociologues chevronnés que les « indigènes de la République » continuent à Clichy-sous-Bois ou aux Minguettes le même combat qu’à Diên Biên Phu ou dans les Aurès est d’une niaiserie abyssale. Apprendre qu’un historien reconnu, Olivier Pétré-Grenouilleau, spécialiste de l’esclavage, est aujourd’hui avec son éditeur, Pierre Nora, de Gallimard, menacé, diffamé, poursuivi en justice pour avoir étudié dans un livre récent les trois traites négrières, africaine, arabe et occidentale, relève de moeurs néostaliniennes qu’on croyait révolues. L’impossibilité d’avoir un débat sur l’islam radical, l’immigration, le nationalisme sans être traité de fasciste prouve le degré de confusion mentale où se trouve notre pays ! Si Voltaire vivait aujourd’hui, il serait traîné devant les tribunaux par nos antiracistes intransigeants ! (article complet)

Indigène (adj. et n.) : qui est originaire du pays, de l’endroit où il se trouve ; personne appartenant à une population implantée dans un pays avant sa colonisation.

On peut donc dire, sans prendre grand risque de se tromper, qu’en Europe les indigènes ce sont les européens.

figures de style

Actualité oblige, le mot jeunes est très utilisé dans les reportages ou dans les articles de journaux où il est souvent mis entre guillemets… Par ailleurs des voix se sont élevées pour dire que tous les jeunes n’étaient pas des délinquants, des voyous, etc… En fait c’est la synecdoque qui se mord la queue car le mot jeune a longtemps été utilisé tout seul pour désigner de fait une partie des jeunes que l’on n’osait pas qualifier, de même pour les quartiers.
On entend souvent parler des « médiateurs qui travaillent dans les quartiers », de la « rénovation urbaine des quartiers », etc… De quels quartiers s’agit-il ? Des quartiers commerçants, des quartiers anciens, des quartiers populaires, des quartiers animés, des beaux quartiers ? Pourquoi cette absence d’adjectif ? En fait il s’agit des quartiers pauvres de banlieue, des quartiers-ghettos, qualifiés aussi de difficiles ou de sensibles peut-être par référence aux ZUS – zones urbaines sensibles – de la politique de la ville ou par euphémisme…
Aussi dans les quartiers en vogue de Paris les agences immobilières parlent plutôt de village : le village des Abbesses, le village Damrémont, pour signifier le caractère agréable de ces endroits (rues commerçantes, beaux immeubles, cafés animés…).

euphémisme : figure de style qui consiste à remplacer une expression qui risquerait de choquer, par une expression atténuée.

synecdoque : figure de style qui consiste à remplacer un mot par un autre lié au premier par une relation d’inclusion (la partie pour le tout ou le tout pour la partie)

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