coup de gueule

Coup de gueule de Pascal Bruckner dans le Nouvel Obs : c’est comme une bourrasque bretonne, ça décoiffe mais ça vivifie !

Extrait : Je croyais cette vision du monde qui oppose une Europe coupable, forcément coupable, à un Sud toujours innocent et intouchable périmée. Entendre aujourd’hui, en 2005, que la France vit une « fracture coloniale », voire reste une puissance coloniale sur son propre territoire et occupe les banlieues à la manière d’une armée étrangère, laisse pantois. Lire sous la plume d’intellectuels responsables ou de sociologues chevronnés que les « indigènes de la République » continuent à Clichy-sous-Bois ou aux Minguettes le même combat qu’à Diên Biên Phu ou dans les Aurès est d’une niaiserie abyssale. Apprendre qu’un historien reconnu, Olivier Pétré-Grenouilleau, spécialiste de l’esclavage, est aujourd’hui avec son éditeur, Pierre Nora, de Gallimard, menacé, diffamé, poursuivi en justice pour avoir étudié dans un livre récent les trois traites négrières, africaine, arabe et occidentale, relève de moeurs néostaliniennes qu’on croyait révolues. L’impossibilité d’avoir un débat sur l’islam radical, l’immigration, le nationalisme sans être traité de fasciste prouve le degré de confusion mentale où se trouve notre pays ! Si Voltaire vivait aujourd’hui, il serait traîné devant les tribunaux par nos antiracistes intransigeants ! (article complet)

Indigène (adj. et n.) : qui est originaire du pays, de l’endroit où il se trouve ; personne appartenant à une population implantée dans un pays avant sa colonisation.

On peut donc dire, sans prendre grand risque de se tromper, qu’en Europe les indigènes ce sont les européens.

Publicités

Publié le 2 décembre 2005, dans mots, politique et société, verbatim, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. Commentaires fermés sur coup de gueule.

Les commentaires sont fermés.

%d blogueurs aiment cette page :