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écarts de salaires, plafond de verre, temps partiel subi : l’Insee en parle

Il y a peu, à propos de la suppression de la case "mademoiselle" dans les formulaires, en commentaires de billets ou sur Twitter, j’ai vu passer des arguments du style : ce n’est pas important, c’est ridicule, vous feriez mieux de parler de l’écart des salaires… Et bien parlons-en !
Car, ça tombe bien, l’INSEE vient de sortir l’édition 2012 de sa collection Insee Références sur les salaires. Ce que l’on lit dans ce rapport est très clair [c'est moi qui graisse].

Sur l’emploi :

"En dépit d’un mouvement de convergence global, d’importants écarts de taux d’activité demeurent entre femmes et hommes, en particulier entre 25 et 49 ans où l’écart atteint 11,0 points contre 6,6 points chez les 15-24 ans et 7,3 points chez les 50-64 ans. Cet écart est dû pour une large part aux comportements liés à la présence de jeunes enfants." Lire la suite

la paye de Proglio n’est pas scandaleuse…

La double paye d’Henri Proglio a fait polémique. Le cumul de deux fonctions et de deux rémunérations n’est pas en soi scandaleux. De toute façon l’intéressé y a renoncé. Le problème, c’est le niveau de la rémunération : 1,6 millions d’euros par an pour le poste de PDG d’EDF, dans un pays où 90% des salaires sont inférieurs à 38 110 € par an… En période de crise, d’augmentation de la précarité et du chômage, cela choque d’autant plus.

La justification de Mme Lagarde à l’Assemblée Nationale est intéressante (voir vidéo ci-dessous). Outre que cette femme a du cran pour garder le fil de son explication sous les huées, elle a le mérite de décrire la réalité… toute crue. Lire la suite

pourquoi tant d’argent ? (2)

richePour faire suite à un billet précédent et pour avoir un peu de lecture pendant ce long week-end, voici deux articles qui expliquent les salaires exorbitants des dirigeants de grandes entreprises :

- en amuse-bouche, la chronique de Bernard Maris  : Salaire maximum ? Ca s’impose !

- en plat principal, un article plus fouillé : Salaires des patrons : comment en est-on arrivé là ?

Bonne fin de semaine !

pourquoi tant d’argent ?

richeBonus, stock-options, parachutes dorés, etc… faisaient la une des journaux il y a encore peu de temps. Comme si la crise faisait son travail de « on lave le linge sale et on vide les seaux ». Aujourd’hui cela semble se calmer. Et pourtant, il y a quelque chose que je n’arrive pas à comprendre, ce sont les rémunérations mirobolantes de certains dirigeants.
Je ne parle pas des chefs d’entreprise – le mot patrons à cet égard est assez ambigu – c’est un autre sujet. Et je ne suis pas non plus une sombre égalitariste qui voudrait que tout le monde soit payé pareil.  A mesure que la compétence, la difficulté, la responsabilité ou le niveau de décision augmentent il est normal que la rémunération augmente. Mais qu’est-ce-qui justifie des rémunérations de l’ordre de 100 à 300 fois le SMIC ?

Plus j’y pense et plus je me dis que la réponse est : rien.
Ou plutôt que si la réponse existe elle relève plus du comment que du pourquoi, de la technique que de l’éthique.

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baisse des salaires ?!

deflation« Pour que le canal de la compétitivité fonctionne, il faut un degré élevé de flexibilité à la baisse des salaires et des prix, qui faciliterait l’ajustement des marchés nationaux du travail aux chocs économiques, ainsi que l’allocation efficiente du facteur travail et des autres ressources. »

Pardon ? C’est quoi qu’est-ce ? C’est pas sous-titré ? Qu’est-ce qu’il dit le monsieur ?
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le laboratoire de la crise

criseLa crise économique est l’occasion de multiples commentaires, réflexions et propositions, les idées fusent, les lignes bougent, les langues se délient. Des sujets jusque là un peu oubliés dans la compétition internationale et la course à la croissance reviennent sur le devant de la scène. On entend parler partage des profits, paradis fiscaux, secret bancaire, rémunérations des dirigeants… L’économie est à l’ordre du jour et on apprend plein de choses (surtout moi qui suis une truffe).  Ainsi dimanche soir il y a eu sur la Chaîne parlementaire une émission très intéressante qui aurait pu s’appeler la crise pour les nuls : "Bulles, krachs et rebonds". On y expliquait de façon claire la situation – pas très éloignée de la blague sur le sujet au demeurant – et Elie Cohen a conclu par une phrase que j’ai trouvé lucide (je cite de mémoire, donc à peu près) : « il va falloir trouver des solutions durables à ces crises car sinon les opinions publiques pourraient remettre en cause les trois piliers du système : libéralisation, innovation financière et globalisation »… Et les idées ne manquent pas. Lire la suite

des fonctionnaires…

« …moins nombreux mais mieux payés » a dit notre bougeant président.
L’Intersyndicale Fonction Publique appelait hier à la grève car « les deux revendications prioritaires portant sur le pouvoir d’achat et l’emploi public ne sont toujours pas prises en compte par le gouvernement ». En terme clair les syndicats en question (CGT, UNSA, CFDT) veulent des augmentations de salaires sans suppression de postes. Pourquoi cette position ? Stratégie à étapes ? 23 000 postes supprimés sur un total de 5,2 millions d’agents ce n’est pas énorme. Pourquoi au contraire ne pas prendre le président au mot et mettre l’accent sur les salaires ?
Reste bien sûr à s’entendre sur l’expression « mieux payés »… Là où les syndicats, à juste titre, parlent augmentation du point d’indice c’est à dire de la brique de base qui permet d’augmenter tous les agents (déjà expliqué dans un billet précédent), le gouvernement parle déroulement de carrière ou mesures ciblées… A suivre.
Sans oublier qu’un fonctionnaire mal payé peut devenir un fonctionnaire déprimé ou pire, corrompu  ;-)

les profs à la rue

Environ 22 000 enseignants ont manifesté hier à Paris (précision : 30 000 selon la fourchette haute des syndicats + 13 500 selon la police égale 43 500 que je divise par 2 soit 21 750 cqfd) pour protester notamment contre les suppressions de postes et indirectement pour défendre les salaires. Or il semblerait que dans un passé récent ces revendications aient joué l’une contre l’autre, au profit de la première ; autrement dit, les syndicats et les enseignants en se focalisant sur la défense des emplois - pour améliorer des conditions de travail qui se dégradaient du fait de l’arrivée de "nouveaux publics plus difficiles" – ont de fait renoncé à la défense du pouvoir d’achat qui a baissé depuis 25 ans. C’est ce que dit l’étude de deux économistes : Lire la suite

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