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un mot de trop

A propos du voyage en Algérie du président Sarkozy on a entendu parler (un peu) de l’Union méditerranéenne et (beaucoup) des contrats et de la colonisation. Celle-ci a été condamnée sans ambiguïté en tant que système, mais sans culpabiliser les populations européennes installées en Algérie et sans tomber dans la « repentance » ou les « excuses » : Lire la suite

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colonisation : assumer sans culpabilité

Le président algérien a essayé il y a quelques jours de relancer la polémique sur la colonisation française en la qualifiant d’« une des formes les plus barbares de l’Histoire », après l’avoir déjà accusée de « génocide de l’identité » algérienne. Fort sagement le ministère des affaires étrangères n’a pas réagi à ces exagérations – à des fins de politique intérieure ou pour préparer un changement d’alliance ? – qui sont passées inaperçues parce que ça tombe mal : il y a le foot… 20 à 25 minutes aux infos de 20 heures sur France 2 le jour du match et le lendemain, ça laisse peu de temps pour le reste, même les tirs de missiles de la Corée du Nord ont du mal à passer, c’est dire… C’est en tous cas l’occasion de lire une tribune de Jean-Michel Djian (Libération du 27-06-06) qui remet les pendules à l’heure : Lire la suite

coup de gueule

Coup de gueule de Pascal Bruckner dans le Nouvel Obs : c’est comme une bourrasque bretonne, ça décoiffe mais ça vivifie !

Extrait : Je croyais cette vision du monde qui oppose une Europe coupable, forcément coupable, à un Sud toujours innocent et intouchable périmée. Entendre aujourd’hui, en 2005, que la France vit une « fracture coloniale », voire reste une puissance coloniale sur son propre territoire et occupe les banlieues à la manière d’une armée étrangère, laisse pantois. Lire sous la plume d’intellectuels responsables ou de sociologues chevronnés que les « indigènes de la République » continuent à Clichy-sous-Bois ou aux Minguettes le même combat qu’à Diên Biên Phu ou dans les Aurès est d’une niaiserie abyssale. Apprendre qu’un historien reconnu, Olivier Pétré-Grenouilleau, spécialiste de l’esclavage, est aujourd’hui avec son éditeur, Pierre Nora, de Gallimard, menacé, diffamé, poursuivi en justice pour avoir étudié dans un livre récent les trois traites négrières, africaine, arabe et occidentale, relève de moeurs néostaliniennes qu’on croyait révolues. L’impossibilité d’avoir un débat sur l’islam radical, l’immigration, le nationalisme sans être traité de fasciste prouve le degré de confusion mentale où se trouve notre pays ! Si Voltaire vivait aujourd’hui, il serait traîné devant les tribunaux par nos antiracistes intransigeants ! (article complet)

Indigène (adj. et n.) : qui est originaire du pays, de l’endroit où il se trouve ; personne appartenant à une population implantée dans un pays avant sa colonisation.

On peut donc dire, sans prendre grand risque de se tromper, qu’en Europe les indigènes ce sont les européens.

l’histoire au péril de la loi

Si le parlement et les lois peuvent être sans problême un sujet d’histoire, l’inverse n’est pas vrai ; les lois ont pour fonction d’établir les règles de vie d’une société, non d’établir l’histoire officielle, au risque d’un jugement anachronique… cf. le point de vue de 2 historiens : Lire la suite

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