harcèlement de rue : Bruxelles, Le Caire, même combat ?

Depuis fin juillet, le hashtag ou balise #HarcelementDeRue fait le buzz sur Twitter. Il sert à marquer et regrouper tous les témoignages de femmes sur le harcèlement qu’elles subissent dans la rue ou les espaces publics, de la part d’hommes bien sûr. Le buzz a été si fort qu’il a atteint la ministre.



L’idée est apparue suite à un documentaire, « Femmes de la rue » (1),  réalisé par une étudiante belge qui a choisi ce sujet – dans le cadre d’un projet de fin d’études – parce qu’elle en était victime au quotidien.

Documentaire qui maintenant fait l’objet d’une polémique…

Et pourquoi ça donc ma pauvre germaine ?

Et bien parce que ce documentaire – qui a été tourné en caméra cachée à Bruxelles dans le quartier Anneessens où habitait la jeune réalisatrice – montrent des impétrants maghrébins francophones, bref des allochtones comme disent nos amis belges. Suivez mon regard : ce documentaire est donc entaché d’un soupçon de racisme.

Les gauchistes bien-pensant qui refusent toute « stigmatisation »  affirment sans sourciller, tel un M. de La Palice au meilleur de sa forme, que « si elle avait tourné dans un autre quartier, elle n’aurait sans doute pas subie le même traitement ». En effet. Et si elle avait été un homme non plus. Sauf à choisir la partie gay de ce même quartier à la nuit tombante au coin de la rue Rapenstraat et…. Mais je m’égare.

Or donc, comme d’habitude, il ne faut pas dire les choses telles qu’elles sont quand les populations concernées ne sont pas blanches. Et oui, on en est toujours là… Certains n’hésitent pas à dire qu’elle aurait dû mener une étude sociologique dans les règles de l’art avant de tourner… La réalisatrice, consciente du risque, avait pris soin de faire témoigner des femmes de la même communauté (dont une voilée), puis d’avancer, dans un entretien, des arguments sociologiques improvisés :

« C’était une l’une de mes grandes craintes, comment traiter de cette thématique sans tourner un film raciste ? Car c’est une réalité : quand on se promène à Bruxelles, 9 fois sur 10, ces insultes sont proférées par un allochtone. Mais ces personnes ne sont pas représentatives de toute la communauté maghrébine. […] Non, personne ne m’a jamais taxé de racisme. Car mon constat porte plus sur la condition sociale des individus que sur leur origine ethnique: s’il y a une forte proportion d’étrangers parmi les garçons qui me font des remarques, c’est parce qu’il y a aussi une forte proportion d’étrangers parmi les populations fragilisées.» (source : Marianne 2, aout 2012).

Mais justement ce n’est pas une étude de sociologie. C’est un témoignage, une tranche de vie, qui donne à entendre ce qui d’habitude est tût, bref qui permet de révéler un tabou. Pourquoi ne devrions-nous pas l’entendre ? Car ce que l’on entend est effarant :

« Vous êtes belle mademoiselle. Je vous offre un verre ? »
– « Non merci »
– « Un verre ensemble ou quoi ? »- « Non merci »
– « Chez moi à la maison bien sûr, pas dans un café. L’hôtel, le lit, tu connais, direct »
– « Vous ne comprenez pas, je ne veux pas ! »
– « Si tu donnes envie, c’est normal non ? »
– « Chienne, Salope »

Quand ce n’est pas directement des insultes proférées sans aucune proposition ou drague. Et ceci alors même que sa tenue n’a rien de particulier : une robe simple et des bottes, « tenue on ne peut plus classique pour une étudiante européenne » comme le dit le journal L’Orient-Le jour.

Cela ressemble à du harcèlement sexuel – qui considère que toute femme jeune est disponible – mais ce n’est pas que sexuel. C’est aussi et peut-être surtout de la domination, une façon de rappeler aux femmes qu’elles sont sur le territoire des hommes et qu’elles doivent là comme ailleurs – mais surtout là – suivre leurs règles. Une forme de contrôle social des femmes diraient les sociologues. Car sinon, pourquoi les insulter, les traiter de chiennes et de salopes, sans même les aborder ?

Cela ressemble, à un degré moindre, à ce qui se passe au Caire et qui a été très bien montré dans le film « Le bus 678 » (2) : qu’elles soient maquillées ou non, voilées ou non, les femmes du Caire se font harceler en permanence, parfois jusqu’à l’agression ou le viol. Le réalisateur du film disait dans un entretien que cela n’était pas du tout comme cela dans les années 60-70.

Idem en Europe, où après la seconde guerre mondiale et surtout après 1968, ce type de comportements machistes avait largement régressé, au point que dans les années 80-90 on voyait émerger un « nouvel homme », plus « doux », plus « féminin », bref plus respectueux et conscient de l’égalité, au grand désespoir d’Eric Zemmour.

Alors quoi ?

Au Caire on peut mettre ça sur le compte d’une société encore traditionnelle, de la frustration sexuelle ou de la montée de l’intégrisme – ces deux phénomènes se renforçant mutuellement.
Mais en Europe, à Bruxelles en l’occurrence ?

Certains parlent d’un recul, d’un retour en arrière. Certes, de fait cela en est un.
Mais on ne peut évacuer d’un geste la dimension « culturelle » ou « ethnique » du phénomène, et pour tout dire le caractère importé de tels comportements, à l’heure où en Europe ils devenaient résiduels.
On peut y voir aussi un repli identitaire ou  une influence de l’intégrisme sur des hommes confrontés à des images de femmes dénudées dans la publicité. Un des hommes interrogé dans le documentaire évoque d’ailleurs comme explication cette confrontation. On ne saurait alors trop leur conseiller un séjour dans un camp naturiste…

Beaucoup de jeunes femmes européennes, élevées dans un esprit d’égalité des sexes, de respect de l’autre, tombent des nues. D’autant qu’elles ont été bercées aussi par un discours dominant sur les immigrés toujours lénifiant – discours compréhensible en son temps pour lutter contre le racisme ambiant à l’époque de la décolonisation – mais discours qui a tordu la réalité. Dans son documentaire, la réalisatrice en voix off dit : « j’étais naïve, je croyais au multiculturalisme »…

Accuser ce documentaire de racisme est non seulement faux mais aussi contre-productif car il entretient le tabou. Faut-il avoir un père algérien pour pouvoir évoquer certains problèmes ?
En refusant de parler de ces comportements machistes spécifiques ou en faisant mine qu’ils concernent au même degré tous les hommes, on ne rend service ni aux victimes qui sont niées, ni aux auteurs qui s’enferment dans des comportements inappropriés, ni au féminisme que l’on peut accuser de caricaturer les hommes, ni à l’anti-racisme qui se dé-crédibilise. Car non, tous les hommes ne sont pas machistes.

Levy a très bien résumé le problème dans son article « Guerre des polices de la pensée » (Causeur, 9-08-2012) [c’est moi qui graisse] :

« Ce machisme-là n’est pas tout à fait « ordinaire ». […] Mais le dire, parait-il, ce serait raciste. De même qu’il est raciste, en France, d’observer que, dans les cités à forte concentration immigrée, la condition des femmes a plutôt tendance à régresser, alors qu’elle a plutôt tendance à s’améliorer dans l’ensemble des sociétés européennes – en dépit des pleurnicheries et criailleries de certaines féministes qui répètent à l’envi que « nous n’avons pas de leçon à donner », comme si l’Europe ne valait guère mieux que l’Afghanistan ou l’Arabie saoudite du point de vue du statut des femmes. En réalité, si nous avons une seule leçon à donner au monde, c’est que des relations égalitaires entre hommes et femmes – qui n’empêchent nullement la séduction – sont infiniment préférables (on ne dira pas « supérieures » pour éviter la guéantisation) à des rapports de domination. Et on ne voit pas pourquoi il serait raciste de souhaiter que nos concitoyens de souche récente profitent de ce trésor.

Soyons clairs : pendant des siècles, l’Occident chrétien s’est parfaitement débrouillé sans l’islam pour dominer les femmes et maltraiter les infidèles. Mais il faut être aveugle ou fanatique de la repentance pour ne pas voir que depuis au moins un demi-siècle, il combat ses vieux démons, au point que ceux-ci sont désormais hors-la-loi. Que tout ne soit pas parfait, on en conviendra, mais les femmes et les immigrés sont aujourd’hui placés sous la protection de la collectivité et c’est tant mieux.

[…] Logiquement, le même mécanisme de recouvrement est à l’œuvre avec l’antisémitisme : alors que celui qui progresse aujourd’hui est essentiellement arabo-musulman, on continue à se battre contre des fantômes d’extrême droite (qui n’ont certes pas disparu mais n’ont guère le vent en poupe).

Bien entendu, on n’est pas antisémite ou macho parce qu’on est arabe ou musulman. Faut-il pour autant ignorer pudiquement que l’acculturation d’une partie des musulmans européens aux valeurs libérales des sociétés européennes connaît de sérieux ratés ? Ce ne sont pas l’immigration ou l’islam en tant que tels qui sont en cause, mais l’incapacité des sociétés d’accueil à exiger de leurs nouveaux arrivants le respect des codes et des usages en vigueur dans l’espace public.

Ceux qui nient les évidences et traitent ceux qui les voient de salauds franchouillards (ou belgeouillards) jouent un jeu dangereux : s’il est raciste de voir ce qu’on voit, nombre de nos concitoyens finiront par penser qu’être raciste, ce n’est pas si grave. »

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(1) Le documentaire in extenso commence dans cette vidéo à 7 min 30. Il est précédé d’un interview de la réalisatrice. Il est essentiellement en flamand sous-titré en anglais :

Voici un extrait :

(2) Bande-annonce du film « Le bus 678 » :

Publié le 13 août 2012, dans politique et société, vidéos, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 34 Commentaires.

  1. Bien vu ! Que faire si on ne peut plus expliquer que des gens ont des comportements illicites ou autres sans être accusé de racisme ou de zemourisme de gauche… souvent par des gens qui manipulent les formules creuses et tournent la tête quand on parle de problèmes ici ou là.

    Je ne les ai pas vu réagir, ni tweeter comme des frénétiques quand j’ai dénoncé l’homophobie de ces jeunes imbéciles dans twitter. http://politeeks.info/vomir-homophobie

    On doit donc expliquer à des gens (H/F) que leur comportement est une saloperie , qu’ils soient blancs, jaunes, noirs, rouges, gris, a rayures ou a pois ou père Noël : c’est pareil. Et quand cette saloperie est due à une religion, ne pas oublier notre passé de combat contre les curés.

    • Tout à fait. Il faut cibler les comportements quels que soient les auteurs. Mais ce n’est pas facile…

  2. Excellent billet.
    Je suis d’accord avec le commentaire de Politeeks aussi.

  3. Je peux vous offrir un verre mademoiselle ?
    Le billet est excellent (et je ne dis pas ça pour influencer ta réponse).

  4. @polluxe : manifestement certains blogueurs de gauche font de la confusion Un/Des/LES un peu comme les sarkozystes et pensent donc que des gens comme toi ou moi faisons de l’amalgame. Et puis si un mec de droite trouve que tu as raison, là c’est le goulag direct.

    • C’est exactement ça. Et puis on se fait traiter de tous les noms. Mais ce n’est pas nouveau : mon père, sympathisant socialiste, me disait que dans les années 50 quand on n’était pas d’accord avec des communistes, ceux-ci n’hésitaient pas à vous traiter de “fasciste”…
      [Tiens tu n’as pas utilisé les commentaires emboités ; ca ne marche pas ? combien de niveaux faut-il ?]

  5. C\’est affligeant de bêtises. Arriver à donner foi aux paroles de Zemmour qui constate une (fausse) féminisation de la société pour mieux dézinguer derrière les responsable d\’un nouvel machisme, c\’est du grand art….
    Et oui, nous vivions un paradis fait de licornes et d\’hommes plus féministes encore que Olympe de Gouges, avant que ne viennent des hordes de maghrébins détruire cet éden d\”amour et de compréhension homme-femme.
    On devrait les mettre dans des charters directions leur patrie patriarcales, non, qu\’on reste tranquille dans notre eden féministe ?

  6. complètement d’accord OhOceane, rien à ajouter … c’est marrant l’attirail de justifications qu’arrivent à trouver tous les petits blogueurs du P »S », au moins la droite se contentait d’affirmer son racisme sans mobiliser des petits intellos à la bonne conscience.

    • jevousarrete

      Mince alors, voilà que j’affirmais mon racisme sans le savoir. Je suis une sorte de Monsieur Jourdain du racisme alors !? Ça m’ennuie un peu je dois dire. Quant à toi tu affirmes ta sottise avec courage et détermination, bravo.

  7. estelle92

    Et non, Océane, nous ne vivions pas au paradis mais dans les années 70/80 le phénomène de « harcèlement de rue » était beaucoup moins prégnant qu’aujourd’hui, je suis assez âgée pour avoir vu l’évolution.
    Je n’étais pas spécialement féministe à l’époque (mea culpa…) mais je le suis devenue depuis en constatant le mouvement de régression des droits des femmes au quotidien.
    Les sociologues devraient étudier sérieusement les causes de ce « backlash ».
    Et nier la réalité au nom de je ne sais quel « politiquement correct » ne rend service à personne.
    Si cette évolution est une conséquence du retour du religieux dans nos sociétés, comme le disent certains, on a le droit d’avoir peur : ça se saurait si les religions étaient des vecteurs d’émancipation des femmes !
    Excellent billet de Polluxe.

    • Merci. J’ai le même ressenti quant à l’évolution des moeurs…

  8. C’est assez impressionnant de voir comme certains arrivent à jongler avec féminisme, lutte anti-homophobe et déni de la réalité.
    Il y aurait bien une façon de mettre tout le monde d’accord, c’est de réprimer les actes délictueux de la même façon, quels qu’en soient leurs auteurs. Ce serait encore trop terrible pour certains islamogauchistes, qui déclarent par avance que toute loi contre le harcèlement de rue sera, par essence, raciste. C’est assez terrible tout de même. Ils ne sont pas nombreux mais qu’est-ce qu’ils sont cons et inquiétants !
    Les foyers d’accueil pour jeunes homosexuels virés de chez eux recueillent surtout des musulmans. Une écrasante majorité de. Presque seulement des. Les agressions antisémites sont le plus souvent le fait de musulmans. Les violences faites aux femmes et aux homosexuels existent chez tous mais statistiquement davantage dans les départements à forte population musulmane,
    Oui mais: l’antisémitisme est spécialement vivace en Europe de l’Est, rien à voir avec l’islam. Non, l’islam ne préconise pas le viol, certainement pas, aucune religion ne le fait, et en Amérique du Sud ça ne vaut guère mieux et au Japon aussi il y a des bus réservés aux femmes, mais ça ne consolera pas les filles qui se font traiter chez nous de pute et harceler par des hommes comme ceux que montre le reportage de la jeune Belge.
    La réalité elle est toute simple. A partir de là, qu’est-ce qu’on fait ici et maintenant ? Education très vigilante sur les problèmes de sexisme, et ce dès le plus jeune âge, le temps de la maternelle n’est pas trop tôt, rappel à la loi, répression s’il le faut quand il faut.

  9. Petit bémol sur ce billet : citer du Lévy à l’appui de sa démonstration c’est assez moyen. On peut difficilement trouver plus réactionnaire et intolérant.

    • Je ne la connais pas bien mais j’ai trouvé que ce qu’elle disait dans cet article sonnait juste.

    • On peut très facilement trouver plus réactionnaire que Dame Lévy, faites-moi confiance !

      Mais je suppose que vous devez faire partie de ces progressistes un peu neuneu (que j’ai baptisés les « modernœuds) qui, si une Lévy vient à dire un jour de beau temps que le ciel est bleu, vont s’empresser de répondre que pas du tout, c’est tout gris, ne nous laissons pas abuser, etc.

      Vous êtes pitoyable, mon vieux.

    • Oui, cela fait penser à l’histoire du doigt et de la lune…

  10. P’taing Polluxe t’es super en forme !!!🙂

  11. Vogelsong

    Me faire traiter de « gauchiste bien pensant » sur un blog coup de coeur de ELLE et qui cite Elisabeth Levy, c’est fait. C’est presque un compliment.

    Je vous invite donc tous à relire la pensée féministe (qui sonne bien) d’Elisabeth Levy.
    Quand on ne sait pas d’où on vient, on ne sait pas où on va. Manifestement c’est le cas ici.

    • De rien. Un compliment est toujours bon à prendre.
      Je ne connais pas la prose féministe de Levy. Manifestement elle n’a pas bonne presse… Peu importe, j’aime bien l’article ci-dessus.

  12. Il faut vite dénoncer ce billet à Rokhaya Diallo !

    Une certaine gauche oublie ses valeurs dès qu’on touche à l’islam. J’avais été frappé, l’an dernier, lors des affaires « Golgota Panic » et « Charlie Hebdo ».
    -« Golgota Panic » c’était la pièce de théâtre qui s’était mis les chrétiens plus ou moins intégristes à dos. Ah, là, Rue89 et compagnie moquaient ces réactionnaires, et défendaient le droit au blasphème.
    -Charlie fait sa une « Charia Hebdo » et ses locaux sont victimes d’un attentat : la même presse nous explique que faut « pas généraliser », que de toute façon cette Une n’était « pas drôle », qu’une provocation débile contre des croyants qui n’embêtent personne (sous-entendu : ils l’avaient bien cherché, cet incendie).

    Je suis un mec de gauche, qui n’aime pas les discriminations, notamment celles liées au sexe et à l’orientation sexuelle. D’où qu’elles viennent. Sauf que, apparemment, quand elles viennent d’un certain côté, en parler serait un peu raciste.

    J’ai quand même lu des articles (genre Delphy, Lestrade, et compagnie), où on t’explique texto que parler féminisme/homosexualité quand cela concerne les arabes/noirs, c’est mettre en accusation ces populations, et faire du néocolonialisme. Quel essentialisme… Certains parlent même de « décoloniser le féminisme ».

    • J’avais remarqué aussi cette différence de traitement médiatique entre « Golgota Panic » et « Charlie hebdo ».
      Pour moi, le paternalisme, le néocolonialisme, c’est d’épargner ces populations comme si c’était des enfants…

  13. TRÈS INTÉRESSANTE TA VIDÉO A BRUXELLES QUE J AVAIS DÉJÀ VUE PLUS OU MOINS BIEN A LA TÉLÉ. je vais la faire passser sur mon blog

  14. @BlackfeministUK à qui @fAtreyu posait la question a répondu :
    « it is one white feminist’s account of street harassment but I think it is still relevant for black feminists. SP » http://goo.gl/BRXQr

  15. RadTransf

    Depuis le début de cette histoire, je suis comme ça:

  16. Wouah, j’ai lu tous les commentaires (et ton billet, cela va sans dire) : il faut croire que tu as touché là à une question essentielle et délicate. Moi qui en étais restée à la reproduction des coléoptères en milieu hostile parisien, je constate que cela n’est rien en comparaison des noeuds au cerveau que la condition de vie des femmes (dans les rues de Bruxelles ou de Paris, dans les bus égyptiens, ou en Tunisie, ou en Afghanistan, ou encore au PS… et à la Rochelle) et la défense de leurs droits va nous donner comme fil à retordre. Merci aussi pour les vidéos.

    • Oui quand on touche le point sensible ça fait mal et ça dépote😉
      Y’a du boulot…

  17. Allez vous promenez aussi en France profonde et vous verrez qu’il y a aussi des vieux beaufs blancs sexistes. Sophie Peeters a eu un certain courage dans son reportage mais je préfère lire les commentaires de femmes sur Twitter et j’attendrais de voir autre chose car si ce n’est pas raciste j’ai bien peur que cela fasse au racisme aussi. Quand NPNS stigmatise un peu trop l’immigré d’origine maghrébine sexiste violeur ou qui tue sa compagne nous ne sommes pas si loin même si le reportage de Julie Peeters a quelque chose de différent et ne vise pas à stigmatiser une population certaines personnes le considèrent comme stigmatisant. Je suis pour une loi qui pénalisant le harcèlement de rue quand il s’agit de propos sexistes. Je ne me trompe pas de combat.

    • Personne ne dit qu’il n’y a pas de blancs sexistes mais nier les différences entre les groupes en matière de comportements est, à mon avis, totalement contre-productif en matière de lutte contre le racisme.
      En matière de loi, il y en a une qui vient d’être votée en France, contre le harcèlement.

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