les femmes à la maison

tâches domestiquesUne étude de l’INED vient confirmer ce que la fréquentation des blogs de femmes laissait entrevoir :
« les femmes assument 80 % des tâches domestiques […] et le déséquilibre est d’autant plus prononcé qu’il y a d’enfants dans la famille ».
En effet « l’arrivée d’un enfant, qu’il soit le premier ou non, modifie la répartition des tâches entre conjoints dans un sens « défavorable » à la femme quelle que soit la tâche domestique considérée sauf la vaisselle ». Influence du lave-vaisselle ?…
Car « l’arrivée d’un enfant conduit à des ajustements professionnels qui touchent principalement la femme ».
Date de l’enquête : début du 21e siècle…

La répartition des tâches est donc inégale au sein des couples sans enfants mais « lorsque l’enfant parait » c’est la femme qui modifie sa vie professionnelle, s’y investit moins et prend en charge un surplus de tâches domestiques. Comme si à cette occasion elle reprenait les rails du rôle traditionnel.

La mise en couple et la naissance du premier enfant sont donc deux étapes essentielles lors desquelles les femmes devraient mieux négocier leur contrat… Voici donc quelques solutions pratiques à l’usage des jeunes femmes libres (pour les autres c’est trop tard, il est difficile de renégocier un contrat signé… sauf à changer de partenaire) :

1. vivre avec un homme de ménage ; en Inde cela existe, il doit bien y avoir un moyen d’en importer.
2. vivre avec une femme, divorcée de préférence car elle a l’habitude des tâches ménagères ; l’option avec enfants est conseillée, cela permet de s’épargner les grossesses.
3. se convertir à l’islam et épouser plusieurs hommes pour répartir les tâches entre eux.  Ah ? On me dit dans l’oreillette que la polygamie n’y est autorisée que pour les hommes… Autant pour moi… je rectifie donc…
3bis. vivre avec plusieurs hommes pour répartir les tâches entre eux ; cela permet la spécialisation toujours probante en terme de qualité du résultat et cela peut aussi être utile en cas de panne sexuelle.
4. variante de la 3bis avec des femmes.
5. mélange de la 3bis et de la 4, elle permet d’optimiser la répartition des tâches en fonction des différences hommes/femmes, ex. gros travaux et ménage pour les hommes, décoration et comptabilité pour les femmes.
6. épouser un homme ou une femme riche qui paiera le personnel nécessaire ; prévoir cette clause dans le contrat de mariage ou de PACS, avec dissolution immédiate en cas de non respect.
5. vivre à l’hôtel ; cette solution est très avantageuse car elle permet une grande liberté en terme de choix du conjoint (sexe, nombre, périodicité…) mais il peut s’avérer nécessaire financièrement de la combiner avec la solution 6.

Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive. Je vous invite à la compléter dans les commentaires. Olympe, si tu me lis…

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Publié le 3 décembre 2009, dans BEST OF, humour, politique et société, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. 11 Commentaires.

  1. Avant de faire ce billet, j’espère que tu avais fini le ménage, la lessive, la vaisselle et la cuisine.

  2. Yes, Sahib 😎

  3. Conseil N°1 : n’habiter qu’avec un homme qui a déjà vécu au moins 3 ans seul et loin de sa mère (et qui n’a pas de femme de ménage). Qui donc a réussi à survivre en se faisant à manger, en lavant ses chaussettes et tout et tout.

    Tiens, je suis sûre que Nicolas serait un excellent parti de ce point de vue.

  4. Mon conseil : vivre avec un homme féministe, qui accepte de faire un temps partiel et se fâche tout rouge quand vous faites plus que lui. Moi ça marche très bien.

  5. Moi ces enquêtes m’énervent… que puis-je si on m’interdit de repasser ?

    [spécial Olympe : j’ai fait dix ans tout rond tout seul, je peux avoir mon CAP économie domestique ? ]

  6. Olympe, ton truc ça marche pas, regarde Claudio… 😎

  7. Laetitia Cibrario-Picard

    Bonsoir et bonne année Polluxe!
    Je viens de découvrir ton blog grâce à « Elle », et à son article sur les blogs les plus intéressants. Il n’ y a que quelques mois que je lis régulièrement des blogs féminins, la plupart du temps écrits par des trentenaires comme moi, avec enfants, mari, congés parentaux, ou bien travail à mi-temps le plus souvent. Elles créent énormément, s’échangent des « tutos » de couture, détaillent la façon de façonner tel bijou ou de tricoter tel pull; elles cuisinent, adorent le chocolat et s’échangent des cadeaux.
    Je dois dire que je suis fascinée par ces blogs car j’ai l’impression de me retrouver dans l’Angleterre victorienne (je suis prof d’anglais), lorsque les jeunes femmes de la bonne société cousaient, faisaient de la broderie, du piano, participaient à des bonnes oeuvres… Il me semble qu’on est dans un schéma identique. Toutes ont fait visiblement des études et ont travaillé à plein temps, mais beaucoup semblent avoir renoncé à leur vie professionnelle; elles investissent massivement la blogosphère et de solides amitiés se créent. Si elles continuent à avoir une activité professionnelle, on sent à quel point tout juguler est lourd, travail, couple, enfants, maison… Ce qui est mon cas par ailleurs car j’ai trois petits et je travaille à plein temps.
    Leurs blogs portent souvent le nom de leurs enfants ou font référence à eux et à la famille. L’Homme de la maison est un être en retrait, qui visiblement ne s’occupe guère du quotidien et des tâches ménagères. J’ai laissé un post sur l’un de ces blogs il y a quelques semaines pour exprimer mon incompréhension: pourquoi si peu de réflexion sur notre condition féminine et le monde qui nous entoure? Pourquoi n’y a t-il aucun post sur les nouvelles lois votées, la fatigue des femmes qui assument tout et jouent le rôle d’ordinateur central de la maison, sur les débats qui agitent notre hexagone, sur la politique… ? Je précise que j’adore le maquillage, les bijoux, un peu de frivolité ne fait pas de mal, mais quand même… Quelques blogueuses m’ont répondu qu’elles avaient immensément besoin de cette bulle de légèreté dans leur pesant quotidien, de cette solidarité féminine… Sans doute, mais rien ne change. J’aime regarder Dr House mais je ne peux pas vivre sans Claude Lévi-Strauss, Caroline Fourest, Stéphane Audouin-Rouzeau, Elisabeth Badinter, Irène Némirovski, Tardi, pour ne citer que quelques auteurs que j’ai lus récemment.
    Voilà j’écris ce mail de ma petite ville isèroise car cela me met le moral en berne. Je me bats au quotidien pour travailler à plein temps, élever du mieux que je peux mes trois loulous avec mon mari, mais c’est dur… Je suis épuisée en ce moment et parfois je me dis que je n’arriverai pas à changer le fonctionnement de la société, que je dois me mettre à 80 % comme on dit afin de me ménager. Mon mari a beau être l’homme que j’aime et faire de gros efforts pour combattre son éducation traditionnelle, je me rends bien compte à quel point toute la maisonnée repose sur moi (il paraît que je suis le pilier de la maison), à quel point c’est usant mentalement et physiquement, même si cela me donne au final un certain pouvoir, puisque je gère beaucoup de choses…
    Any comments to give me comfort?

  8. Je n’avais pas pensé à l’Angleterre victorienne mais c’est vrai que cela y ressemble. Comme des salons féminins version 2.0…
    Pour le reste je ne sais que dire… « parfois je me dis que je n’arriverai pas à changer le fonctionnement de la société » : sans doute est-ce trop ambitieux, changer le fonctionnement de ses proches c’est déjà pas si mal.

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