la domination masculine

C’est le titre provocateur d’un film qui sortira le 25 novembre. L’auteur Patric Jean « s’attaque à nouveau à un phénomène social tabou : le « patriarcat » et veut que « les spectateurs se disputent en sortant de la salle ». Ça promet ! Olympe va adorer.

L’argument :
Peut-on croire qu’au XXIème siècle, des hommes exigent le retour aux valeurs ancestrales du patriarcat : les femmes à la cuisine et les hommes au pouvoir ? Peut-on imaginer que des jeunes femmes instruites recherchent un « compagnon dominant » ? Que penser d’hommes qui subissent une opération d’allongement du pénis, « comme on achète une grosse voiture » ?
Si ces tendances peuvent de prime abord sembler marginales, le film nous démontre que nos attitudes collent rarement à nos discours. L’illusion de l’égalité cache un abîme d’injustices quotidiennes que nous ne voulons plus voir. Et où chacun joue un rôle.
A travers des séquences drôles, ahurissantes et parfois dramatiques, le film nous oblige à nous positionner sur un terrain où chacun pense détenir une vérité.
« La Domination masculine » jette le trouble à travers le féminisme d’un homme qui se remet en question. Une provocation qui fera grincer des dents…

La bande-annonce

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Disponible aussi sur le site du film un dossier pédagogique où l’on peut lire :

Au 19ème siècle, une importante littérature, écrite majoritairement par des hommes, est consacrée à la physiologie et étudie les différences physiques entre hommes et femmes.
[…] Dans ces travaux anciens sur l’anatomie […] le clitoris qui est la principale zone de plaisir chez les femmes, est représenté sur certaines planches comme étant beaucoup plus petit que ce qu’il n’est réellement, comme s’il n’était qu’une partie « accessoire » de l’appareil génital féminin.
Alors que les femmes sont les seules à posséder un organe dédié seulement au plaisir, sans autre fonction. Un sacré avantage sur les hommes. Comme on peut l’observer sur la troisième planche, le clitoris (tout ce qui est en rose) est très grand et seule une toute petite partie (le gland) est visible. Quatre parties du clitoris, deux de chaque côté, entourent le vagin.
Les petites filles sont donc éduquées avec l’idée qu’elles ont quelque chose en moins (la verge) alors qu’elles ont quelque chose de plus !
[…] Les femmes aussi ont des érections. Comme le pénis de l’homme, le clitoris renferme des corps caverneux qui se gorgent de sang sous l’effet de l’excitation.

Ça va pas arranger mes stats sur les moteurs de recherche, mais bon, tant pis…
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Publié le 10 novembre 2009, dans films & Co, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. 25 Commentaires.

  1. ah ! ces canadiens !!!!

  2. Ça a l’air rigolo !

  3. Je crois que le réalisateur est belge plutôt, wallon pour être exact.

  4. Non, j’ai loupé l’avant-première… Grrrr ! J’ai une autre piste mais c’est pas sûr que ça marche…

  5. Il est de plus en plus observable qu’il existe un féminisme de droite
    http://ysengrimus.wordpress.com/2009/10/15/sur-le-feminisme-de-droite/
    Nier cette sorte de « consécration » sociale du féminisme, c’est quand même un peu se mentir…
    Paul Laurendeau

  6. Tiens, ce spammeur a changé de message. Avant, c’était « touche pas à ma copine voilée ».

  7. Tiens Ysengrimus a trouvé quelqu’un d’autre pour faire de la pub pour son blog. Mais il a l’air d’avoir du mal à garder les lecteurs. Fais gaffe Polluxe il n’hésite pas à mordre la main que tu lui tends.

    J’y étais hier, et effectivement je vais grincer des dents dès que j’ai un moment pour faire le billet.

  8. S’il mord je le supprime 😎

    Pour hier, t’aurais dû me faire signe, ttsss… 😉
    J’irai voir ce film dès que possible.

  9. je n’oublie pas ton tag polluxe…
    « …recherchent souvent un male dominant »
    Mmhh….
    ça me parle, ça m’embête de le reconnaitre mais ….

  10. Promis, j’avais pas lu ton billet avant… En Italie, c’est le corps des femmes qui fait débat : http://www.rome-en-images.com/2009/10/polemique-sur-limage-des-femmes-la-tv.html

  11. D’un film qui veut s’attaquer à la domination masculine, on pourrait attendre mieux que de la propagande. Cette démagogie n’entrainera même pas des disputes et certainement pas de la réflexion et du dialogue

  12. vous commencez à devenir ridicule Monsieur Gabard…

  13. C’est bien connu le ridicule n’a jamais tué personne.
    Les jugements, les condamnations sans argumentation sont beaucoup plus violents.
    Pour des féministes qui reprochent aux hommes leur violence … bravo.

  14. Maxim Lapierre

    Mirabelle, qu’est-ce que ça veut dire ça : ah ! ces canadiens !!!!…

  15. Va vraiment falloir que je le vois ce film…

  16. bonjour,

    1. le titre n’est pas provocateur puisqu’il fait référence à l’oeuvre littéraire de Bourdieu.
    2. il ne faut pas confondre Québec et Canada
    3. « recherche male dominant » est un fantasme incrusté dans l’imaginaire des filles. Tout comme leur faire croire qu’elles préfèrent des poupées et faire le ménage à 4 ans… et faire croire aussi qu’il n’y a que les garçons qui s’interessent aux sciences. Tout cela est artificiel et faux, c’est un mécanisme de reproduction des classes.
    Et bien entretenu par tout un tas de pratiques difficiles à enlever: ex des mamies qui vont expliquer la cuisine aux filles mais pas aux garçons, des pères qui excluent des filles pour bricoler (faudrait pas qu’elle se salisse) et privilégient le garçon pour qu’il devienne un homme! etc…

  17. La référence à une œuvre littéraire fut-elle de Bourdieu ne dit rien du caractère provocateur ou non d’un titre, d’autant qu’il s’agit là d’une appréciation par nature subjective 😉

  18. Pensez-vous que s’il y avait réellement « domination masculine », le film de propagande de Patric Jean aurait pu obtenir autant de moyens et autant de soutiens ?

  19. Le cinéma documentaire n’est pas noyé sous l’argent, loin de la…
    Maintenant je trouve sa vision très polémique et sa volonté « que les gens s’engueulent » dérangeante. J’irai voir ce film qui semble bien documenté mais nettement trop orienté sur des thèmes grosses ficelles comme les femmes au speed dating ou les opérations du pénis.

  20. Jean Culasek

    @ Jean Gabard : Votre texte est tout simplement illisible. On dirait un tribun (de la fin du XIXème) sans tribune.
    Mais il a eu le mérite de faire revenir à la surface une citation d’un professeur de littérature que j’ai beaucoup aimé : « Evitez de faire une diarrhée de mots sur une constipation d’idées »

  21. Ce texte est-il plus lisible ?

    Bonne lecture

    « La domination masculine » à la dérive !
    Jean GABARD

    Patric Jean, le réalisateur de « La domination masculine » aimerait que les spectateurs se disputent à la sortie de son film. C’est bien dommage ! N’aurait-il pas été préférable qu’un film favorise la réflexion et nous fasse sortir de la passion, au lieu de l’entretenir. Le dialogue ne serait-il pas davantage souhaitable que la dispute ou plus précisément d’ailleurs que la guerre contre un ennemi que l’on a tendance à stigmatiser pour créer, contre lui, l’union sacrée ?

    Un danger réactionnaire ?

    Une union sacrée, mais contre qui en fait ? Contre le macho réactionnaire ? Certes, le respect de l’égalité en droits est loin d’être parfait en ce début de XXIème siècle, mais y a-t-il aujourd’hui beaucoup d’hommes et de femmes, dans les pays occidentaux modernes (ne parlons pas d’autres pays qui n’ont pas connu la même évolution et où les problèmes se posent différemment), qui osent s’opposer à ces principes démocratiques ? Ceux-ci ne font-ils pas, aujourd’hui, l’unanimité ou presque ? Ce film aurait-il d’ailleurs bénéficié d’autant de moyens et de soutiens s’il y avait réellement domination masculine ?

    Veut-on nous faire croire à nouveau au danger réactionnaire pour battre le rappel des troupes ? Et ne risque-t-on pas alors de voir le révolutionnaire verser dans le totalitarisme pour préserver sa position ?

    Plutôt que de craindre le retour en arrière, même si le risque n’est pas absent, ne faudrait-il pas plutôt redouter l’enfermement dans l’idéologie que défend Patric Jean et des féministes ? Cette idéologie n’est-elle pas, après tout, aussi réactionnaire ? Réactionnaire d’abord dans le sens premier du terme, c’est à dire qu’elle est en réaction contre le sexisme et l’autoritarisme des sociétés patriarcales traditionnelles. Cette crise d’adolescence a certes été nécessaire mais la passion libératrice et l’imagination ne se métamorphosent-t-elles pas, de nos jours, en aveuglement et en certitude ?

    La marche vers la démocratie est encore longue mais avancer ne signifie pas aller n’importe où ! Fuir le passé ne suffit pas à donner la bonne direction.

    Où sont les dérives ?

    Pour éviter les dérives ne faudrait-il pas d’abord concevoir que l’on puisse se tromper, admettre que refuser le pire n’empêche pas de dériver ?
    Et d’ailleurs dérives il y a, n’en déplaise aux esprits simplistes qui préfèrent mobiliser contre « l’axe du mâle ». Méprises capitales même, puisque les conséquences peuvent être catastrophiques pour l’éducation des enfants au sein de la famille et à l’école et pour la marche de la société toute entière.
    La première dérive, comme en économie, est de transformer le libéralisme en un libéralisme sauvage qui confond la liberté avec la toute-puissance. La seconde est intimement liée. Elle consiste à réclamer le droit à l’égalité quand seule l’égalité en droits est possible et à ainsi dénoncer toute différence comme une injustice.

    Par refus des limites, la différence des sexes est déniée pour tenter un retour à l’unité, le retour dans le ventre maternel. Et peut-il y avoir dérive plus réactionnaire que ce retour à la mère-nature fantasmée ?

    Parce que la différence des sexes a été utilisée par les « machos » pour inférioriser la femme, cette idéologie a en effet tendance à dénier cette différence pour ne pas avoir à s’efforcer de la gérer dans le respect de l’un et l’autre sexe. Cette nouvelle idéologie féministe dominante jette le bébé avec l’eau sale du bain et pourtant l’eau rafraîchie risque de croupir dans une baignoire qui ne sert plus à rien !

    Malheureusement le film de Patric Jean reste dans la démagogie. Sa propagande grossière n’entrainera peut-être même pas de disputes. Au contraire elle peut faire l’unanimité des féministes et des bien-pensants saisis par les émotions, mais ne favorisera sûrement pas la réflexion et le dialogue … Au contraire ce discours racoleur entretient une guerre des sexes malsaine et indigne de pays démocratiques… Dommage !

    Jean GABARD
    Auteur de « Le Féminisme et ses dérives – Du mâle dominant au père contesté » Les Editions de Paris (01 45 44 16 22).
    http://blogdejeangabard.hautetfort.com
    http://www.jeangabard.com
    jean.gabard@gmail.com

  22. Je tiens à préciser que Jean Culasek pose toujours la même note quel que soit l’article ou le commentaire
    Peut-être en est-il très fier ?

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