des primes et des aides

Quant la réalité est une caricature pas très éloignée de celle de Dilbert…

Les contribuables sont choqués. L’administration Obama est furieuse… mais quasi impuissante.

En effet la société AIG va verser « 450 millions de dollars de primes aux responsables de ses activités financières, ceux-là même qui furent à l’origine de ses pertes historiques de 99,3 milliards de dollars l’an dernier » car elle est liée par des contrats… ceci alors qu’elle a été sauvée de la faillite par une aide de l’Etat de 170 millions de dollars. « Certains des bonus versés ne dépassent pas 1.000 dollars mais sept responsables d’AIG Financial Product devraient recevoir plus de 3 millions de dollars de primes, selon le New York Times. » (source : Le Figaro)

Décidément on en apprend tous les jours sur la planète finance… Des millions par ci, des millions par là… On a l’air de quoi avec notre baguette à 1 € !

Questions de néophyte : Ces contrats ne comportaient-ils pas une clause de non versement des primes en cas de risque de faillite ? Les primes des dirigeants n’étaient-elles pas liées aux résultats ? Et au moment où l’Etat américain a décidé de sauver cette société, pourquoi n’a-t-il pas anticipé et négocié cela ?

Aux dernières nouvelles le Trésor envisage de récupérer le coup dans le cadre du prochain plan de sauvetage en déduisant les 165 millions de primes déjà versées des 30 milliards d’aides prévues. En tous cas l »affaire fait grand bruit même du coté républicain : «Le sénateur de l’Iowa Charles Grassley a suggéré aux dirigeants d’AIG de s’inspirer des méthodes japonaises. « Ils doivent venir devant le peuple américain, dire qu’ils sont désolés, et choisir entre la démission ou le suicide. »» (source : Le Figaro)

Waouaw ! Ça dépote ! Si l’oncle Sam se met en colère… C’est ce que j’aime bien chez les américains, le mot peuple y a encore une charge émotive, un sens.
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Publié le 18 mars 2009, dans politique et société, vidéos, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. 6 Commentaires.

  1. « C’est ce que j’aime bien chez les américains, le mot peuple y a encore une charge émotive, un sens. »

    C’est peut-être parce qu’ils ont des guns partout dans leurs maison, sous leur lit. Les hommes politiques savent que s’ils se montraient un peu trop complaisants, les gens seraient prêts à prendre les armes, ce qui est impossible en France.

    Enfin, j’interprète ça comme ça. Je suis sans doute dans le faux…

  2. C’est osé comme interprétation 😉

  3. Brillant, votre blog, je trouve 🙂

  4. Merci beaucoup.

  5. « Questions de néophyte : Ces contrats ne comportaient-ils pas une clause de non versement des primes en cas de risque de faillite ? Les primes des dirigeants n’étaient-elles pas liées aux résultats ? Et au moment où l’Etat américain a décidé de sauver cette société, pourquoi n’a-t-il pas anticipé et négocié cela ? »
    Réponse d’un autre néophyte : Parce qu’à mon avis, nombre des bénéficiaires de ces contrats ont été placés à ces postes par l’Etat lui-même (ou plutôt par la « caste » qui le dirige). C’est pareil dans tous les pays à différents degrés. N’oublions pas qu’en France, la moitié des parachutes dorés ont été distribués à des ex hauts-fonctionnaires. Les politiciens ont beau jeu ensuite de s’en prendre aux patrons-voyous… Pour moi, c’est comparable au procédé qu’utiliserait une mafia pour infiltrer les grandes sociétés. C’est inévitable quand les Etats se mêlent de l’économie. Mais qui est prêt à entendre ça ?

  6. Je ne crois pas que ce genre de situation ait à voir avec le degré d’intervention de l’Etat mais plutôt avec une mentalité de type caste ou mafia, comme vous le notez si bien.

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