jolie phrase

Une société se mesure à la façon dont elle traite les femmes.

Et peut être aussi à la façon dont elle les laisse être traitées sur son territoire… ceci pour faire écho au débat en cours.
Cette phrase est tirée d’un poème d’Ernest Pépin (écrivain guadeloupéen) que j’ai trouvé sur le blog du féminin l’emporte.

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Publié le 13 février 2009, dans mots, politique et société, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. 12 Commentaires.

  1. oui très belle phrase…à garder en tête pour ne pas oublier à quelle point la condition des femmes, au niveau mondial, reste fragile…

    à bientôt

  2. Bonjour
    Moi je n’aime pas trop cette phrase, les femmes formant elle-même 50% de la société, c’est un peu comme si on disait:
    « Un couple se mesure à la façon dont il traite l’épouse »
    « Une famille se mesure à la façon dont elle traite les enfants »
    Les femmes ne sont pas une minorité sexuelle comme j’ai pu l’entendre de la bouche d’une politicienne (Ramayade mais j’en suis pas sûr).
    Se représenter la société sous la forme d’une entité autonome qui « traite » tel ou telle comme une maman traite ses enfants est une vision quasiment puérile.
    En googlisant Ernest Pepin que je ne connaissais pas (j’ai zéro culture littéraire) je trouve rapidement cette phrase sur Obama:
    « Comme de nombreux Guadeloupéens, je suis fasciné par cet homme qui a réussi à faire entrer un noir à la maison blanche. »
    Si c’est pas du 2ème degré c’est qu’il écrit n’importe comment. Je penche pour la deuxième hypothèse. Et le poème est un peu nase, désolé d’être aussi méchant.

  3. « Une famille se mesure à la façon dont elle traite les enfants »

    et bien je suis d’accord avec celle là aussi, figures toi !

  4. @Philippe Z

    Je vous conseille d’aller faire un tour dans les pays du Golfe, au Pakistan, en Inde… mais aussi dans de trop nombreux pays pour vous rendre compte par vous-même que la différence de traitement homme-femme n’est pas une légende.
    Si, vous voulez éviter le voyage, un bon livre : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index.php?ean13=9782707156242
    Les femmes représentent souvent le moitié de la population mais elles sont sous-représentées dans de nombreux domaines dont la politique. De plus, les écarts salariaux ne sont pas une légende, loin de là.

  5. AH bon
    Je suis peut-être le seul à y voir un problème. Une formulation correcte étant par exemple:
    L’humanité d’une famille se mesurant à la façon dont y sont traités les enfants.
    Mais sans doute pinaille-je ?…

  6. Vous pinaillez en effet car il s’agit d’une phrase tirée d’un poème. Et peu importe que l’auteur ne soit pas Apollinaire.

  7. @ Annica
    Je ne suis pas du tout anti féministe et je ne conteste pas les difficultés d’être une femme dans un monde archaique.
    Mais cette citation me parait franchement merdique, tant dans sa formulation que dans sa pertinence intelectuelle.
    Désolé de débarquer sur ce blog avec mes gros sabots plein de terre, mais j’ai eu une sorte de réaction épidermique.

  8. Au risque de passer pour un reulou, je me disais bien que cette citation m’en rappelait une autre :
    «On peut juger de la grandeur d’une nation par la façon dont les animaux y sont traités.»
    Gandhi
    Ernest n’est qu’un mauvais copieur, un rétrograde médiocre qui considère les femmes comme de grands enfants.
    Pas de pitié pour Ernest.

  9. Quel acharnement ! Un si modeste auteur ne mérite pas cela.

  10. Merci Polluxe, pour ce magnifique poème, très joli lien entre Mme de Stael et bien d’autres en passant par Schoelcher et Aimé Césaire.
    De grosses bises pour ce rayon de soleil.

  11. La grandeur d’une nation se mesure à la façon dont elle traite ses minorités. France, mère patrie, pays dit à tort pays des droits de l’homme, n’a pas encore atteint cette grandeur, vu l’inégalité avec laquelle sont traités ses homosexuels … et les chances de réussir de sa population qui n’est pas de souche franco-française, soit en particulier ses habitants des cités.

    On pourrait aussi dire: La grandeur d’une nation se mesure à la taille de ses ghettos.

  12. Vous n’auriez pas des phrases sur un poney que l’on aime beaucoup SVP ? 🙂

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