moissons d’été

C’est l’été sur les blogs comme ailleurs. Et c’est le temps des moissons.
De la blondeur sèche des blés sous un ciel bleu d’orages.
Des gerbes enroulées sagement alignées.
Du temps qui passe aussi. Et des regrets enfouis.

Voici donc une moisson de liens regroupés en gerbe :

– sur le ridicule blog de la HALDE, le billet de Rubin.

– sur l’affaire de la burqa, le billet de Catherine Kinzler qui explique pourquoi elle est favorable à l’interdiction de ce vêtement dans l’espace public, La burqa, masque et prison.

 – sur la politique étrangère de la France qui me laisse pantoise : le billet de Café Croissant, De l’attitude minable de la France, deux billets de Sorman, Sarkozy lâche les Tibétains et A Pékin, Lhassa et bogota, Sarkozy fait lever le soleil, ainsi que l’excellent article d’Antoine Basbous paru dans Le Monde, Assad à Paris, la proie pour l’ombre, dont voici un extrait :

Tous les conflits finissent un jour par trouver une solution et les belligérants par se réconcilier. Il n’y a pas de fatalité à une hostilité éternelle. La venue à Paris du président syrien, Bachar Al-Assad, pour participer au sommet de l’Union pour la Méditerranée (UPM) pourrait être une occasion de refonder sur des bases saines les relations franco-syriennes.
Pour ce faire, il faudrait que le « lionceau » de Damas se lave du sang français que ses agents et ceux de son père ont fait couler en près de quarante ans. 
[…] Passer l’éponge sans demander de rendre des comptes porte préjudice à l’image de la France dans la région. Une nation oublieuse du sacrifice de ses enfants, diplomates et soldats, risque d’accroître sa vulnérabilité à l’avenir. Les officiers qui défileront sur les Champs-Elysées, ce 14 juillet, devant le président syrien, pourront légitimement avoir un goût amer.

[…] Se satisfaire, comme seul gage, du fait que Damas ait autorisé l’élection d’un président de la République au Liban, après six mois de blocage, relève de l’illusion. C’est en réalité Téhéran qui en a décidé, tandis que Damas continue de soutenir ses alliés du « croissant chiite », notamment le Hezbollah qu’il arme ou laisse s’armer, et mène une politique d’obstruction qui accroît, jour après jour, la décomposition du pays du Cèdre. Mais il est vrai que les promesses n’engagent que ceux qui les croient. Or, Bachar Al-Assad ne s’est engagé sur rien et n’a validé aucune feuille de route qui puisse laisser présager un changement de comportement, ou même sa bonne foi, qu’il s’agisse de ses ingérences au Liban ou des entraves aux libertés du peuple syrien – les prisons du pays regorgent de détenus politiques.
Bachar Al-Assad joue sur tous les tableaux et se régale de tant d’égards à son sujet, sans rien avoir cédé sur le fond. Penser un seul instant qu’il serait prêt à remplacer son alliance stratégique avec l’Iran par un rapprochement avec l’Occident relève de la naïveté. Sa pseudo-disponibilité vise uniquement à faire monter les enchères. Tandis que Téhéran assure sa protection, face à la fronde des Etats arabes, la France est amenée à devenir son avocat en Occident et à lui donner accès aux aides européennes.

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Publié le 24 juillet 2008, dans jours, politique et société, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Merci pour le lien ! Je découvre aussi que Guy Sorman a un blog — que j’ajoute illico à mon agrégateur.

  2. salut,
    merci pour les découvertes, je fonce lire ce que je ne connais pas !

    belle moisson…!
    à bientôt !

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