le succès de Delanoë

Certains s’étonnent du succès de la gauche à Paris, qui avec près de 42 % des suffrages exprimés est dotée d’une avance confortable, notamment dans les arrondissements de l’Est où les prix des logements ont beaucoup augmenté et tendent à  rattraper le reste de la capitale. On peut multiplier les analyses sociologiques du vote en évoquant par exemple la « boboisation » (version gauchisante de la gentryfication) de ces arrondissements, on peut y voir aussi comme dans d’autres villes une perte de vitesse du gouvernement Sarkozy, mais il y a peut-être une explication toute simple :
la plupart des parisiens sont contents de la gestion de Delanoë. La ville de Paris a en effet obtenue une bonne note dans ce domaine :

« Malgré l’endettement, la ville de paris est plutôt bien gérée. Pour la première fois de son histoire, la capitale a obtenu la note maximale, soit AAA, décernée par les trois grandes agences de notation financières Standard&Poors, Moody’s et Fitch Ratings. […] Standard&Poors, qui note Paris depuis 1993, a « confirmé » la note à long terme AAA,  la « perspective restant stable« . Elle reflète « la richesse du tissu économique,  ses performances financières solides, son endettement modéré, la qualité de son  management ainsi que son important potentiel fiscal« . L’agence s’attend à ce que  la Ville maintienne « un niveau d’endettement modéré, inférieur à 50% de ses  recettes de fonctionnement, malgré l’augmentation de ses dépenses  d’investissement » et l’encourage à « garder le cap« . » (source LCI)

Que demande le peuple ?
AAA pour Paris ! Tout est peut-être dans ces trois lettres. Tiens c’est comme pour les andouillettes… 😉

Publié le 14 mars 2008, dans politique et société, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. 5 Commentaires.

  1. Les habitants de l’Est parisien sont peut-être d’autant plus contents que la municipalité précédente les laissait plutôt tomber.
    Ce n’est pas le succès de Delanoë qui est étonnant, c’est l’écart entre arrondissements

    Pour ce qui est de la note financière, il est honnête de signaler que Paris la doit en grande partie à Tibéri qui a peu investi (manque d’imagination peut-être) et du coup désendetté la ville.

  2. La question c’est aussi (surtout à mon sens) de savoir si cette bonne santé est due à Bertrand Delanoé, ou si c’est la bonne santé d’une grande capitale qui aurait été là sans lui…

  3. @ Verel : Je ne savais pas pour Tibéri ; en tous cas espérons que cette bonne santé financière va durer…
    @ lomig : En effet c’est possible, mais on ne peut pas répondre de fait à cette question… Avec des « si » on mettrait Paris en bouteille 😉

  4. Je n’ai rien contre Delanoe, je ne le connais pas assez et il méritait sans doute d’être réelu. Mais dans une perspective nationale, il faut voir qu’il a administré une ville riche qui profite de son caractère central dans une immense agglomération, en payant très peu des pots cassés (banlieues pauvres, manque de transports en commun à l’extérieur de Paris, etc.). Bref, j’aimerais le voir à l’oeuvre ailleurs qu’à Paris.

    En passant, est-ce grâce à Delanoe, à Tibéri que Paris a obtenu cette note ? Sans doute pas, je parierais plus sur l’externalisation des problèmes.

  5. Et sans doute aussi sur la présence de grands sièges sociaux…
    A mettre au crédit de Delanoë il y a quand même l’opération Vélib qui n’a pas couté grand chose au contribuable parisien, si j’ai bien compris.

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