Rita perd Mitsouko

Bad news. Le guitariste des Rita Mitsouko est mort hier. C’est comme ça. C’est le cancer, comme Marcia. Chanter sous la douche ou se jeter sous un train ne servirait à rien. La sorcière elle-même n’en revient pas : les histoires d’amour finissent mal, en général. Sauf le roquefort
A cette occasion, Télérama remet en ligne un interview fait au printemps dernier. Certaines prises de position du groupe avaient provoqué une polémique (parce que les artistes branchés ça doit être corrects, alors que Macias et Mathieu…).

Extraits (Fred Chichin) : « La musique, c’est ma vie, depuis toujours. Elle m’a sauvé. J’habitais à Aubervilliers, dans une tour qui donnait sur des toits et des usines. J’étais un gamin un peu fantasque, plongé dans Jules Verne. Tout jeune, j’étais confronté à une contradiction flagrante : mon père était un communiste fou de westerns. Il était critique de cinéma mais, à cause de ses convictions, il voyait les westerns en cachette. Parce qu’officiellement il fallait détester le western américain, pur produit de l’idéologie impérialiste US. Quand on va voir des westerns avec son père en douce, comme si c’était un crime, on a vite un peu de mal avec le communisme. Sinon, mon père fréquentait les situationnistes, j’ai lu Marx, Aron, etc. Autant dire que j’ai appris le nihilisme et cette culture de se construire dans la haine de ce que l’on est. Tout ce qui n’était pas blanc était formidable, tout ce qui était blanc était mal. J’ai été élevé là-dedans. Il fallait admirer les Black Panthers. Toute la musique que j’aimais était honnie, jugée décadente, impérialiste. La seule musique admise, c’était Le Chant des partisans. Il fallait toujours que je défende mes goûts, que je me batte pour eux. »

« Je suis resté deux mois avec une quarantaine de rappeurs. C’est édifiant sur le niveau et la mentalité… Le rap a fait énormément de mal à la scène musicale française. C’est une véritable catastrophe, un gouffre culturel. La pauvreté de l’idéologie que ça véhicule : la violence, le racisme anti-Blancs, antioccidental, antifemmes… C’est affreux. »

Publié le 29 novembre 2007, dans politique et société, sons, vidéos, et tagué . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. J’en ai parlé aussi parce que ça m’a rendue triste. J’avais parlé de l’article de Télérama.

  2. Et encore mon cher Polluxe, vous n’avez pas publié l’interview dans son intégralité.

    Ce qui est drôle, c’est que toute la sphère médiatico intellectuelle, suite à ces déclarations s’était étonnée des reflexions de l’ami Fred. Pour eux, si vous étiez artiste, c’est que vous étiez forcément de gauche ( sans dire qu’il était de droite non plus ) : une sorte de déterminisme dogmatique, si je puis dire.

    Fred était un inductif, il regardait ce qui se passait dans la réalité plutôt que faire coller la réalité à la théorie/à ses désirs d’où ses remarques. Le résultat ? Une petite levée de bouclier du microcosme : ben oui, si vous n’êtes plus dans les clous pour servir la cause, à quoi servez vous donc ?

    Voudrait on mettre les gens dans des petites cases en Frâonce ? Non !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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