Sir Salman Rushdie

18 juin 2007 à Lahore, PakistanSalman Rushdie vient d’être anobli par la reine d’Angleterre. Nouvelle sympathique pour cet écrivain courageux et somme toute anodine. Pas pour tout le monde.
En Iran on parle d' »islamophobie ». Au Pakistan on s’enflamme, on s’embrase, on brûle des drapeaux britanniques, on crie « mort à Rushdie », « mort à la Grande-Bretagne », on menace d’attentats-suicides (« Si quelqu’un lance des attaques avec des bombes attachées à son corps pour défendre l’honneur du prophète, alors elles sont justifiées », a déclaré à l’assemblée nationale le ministre pakistanais des Affaires religieuses). Et, last but not least, on exige le retrait du titre de chevalier. Bref on s’échauffe outre mesure, as usual. Si ces gens-là n’étaient pas si dangereux ils seraient… ridicules.
Flegmatique, l’ambassadeur britannique à Islamabad (funny name…) a déclaré « L’honneur fait à Sir Salman est amplement mérité et s’explique de lui-même ».
GOD SAVE THE QUEEN !  😉

Publié le 20 juin 2007, dans politique et société, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. 5 Commentaires.

  1. Une fois n’est pas coutume, un peu d’optimisme (et de légèreté)…
    Au Pakistan, il y a certes le consternant ministre des Affaires religieuses, mais il y a aussi Begum Ali :

  2. « Begum Ali, 29 ans, comédien pakistanais. Travesti en femme, il anime un talk-show télé et, dans une République islamique, émoustille aussi bien les hommes que les femmes.  »
    La page « Portraits » du Libération d’hier lui était consacrée. J’ai essayé de glisser un lien dans un deuxième commentaire mais ton blog n’a rien voulu savoir…

  3. Ah, ben y’a qu’à demander…
    (Comment ça, je squatte les commentaires !)

  4. C’est la faute à Akismet qui t’avait mis en spam. Quel humour cet Akismet 🙂

%d blogueurs aiment cette page :