loin de la fureur

Loin de la fureur de la campagne, deux hommes politiques de bords différents montrent que l’entente est possible sur un sujet aussi important que celui des universités. Mais est-ce-que cela apporte des voix ? Et à qui ? C’est déjà de la gestion post-électorale : entretien de Claude Allègre et François Fillon… Ou pourquoi ne pas faire élire le président de la République par le parlement soit au suffrage universel indirect ?

Extrait :
C. A.: Le consensus existe sur l’analyse d’un certain nombre de sujets, et l’apaisement de notre démocratie serait salutaire sans pour autant confondre la droite et la gauche.
F. F.: Si sur un sujet crucial comme l’enseignement supérieur, où nous voulons éviter de sacrifier des générations, nous parvenons à un accord, alors nous ferons évoluer les mœurs politiques.
C. A.: L’un et l’autre avons montré que nous pouvions réformer. J’ai fait la loi sur l’innovation, la professionnalisation des cursus, la contractualisation avec les universités, la déconcentration du mouvement des professeurs du secondaire et, bien sûr, le LMD [licence-master-doctorat].
F. F.: Cette dernière réforme était remarquable.
C. A.: Celle des retraites était courageuse !
(entretien complet)

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Publié le 26 janvier 2007, dans politique et société, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Verel écrivait dans son dernier post que « la droite et la gauche ne faisaient pas des politiques si différentes qu’ils voulaient le faire croire. La gauche n’était pas si anti-économique que la droite voudrait le faire penser (c’est la gauche qui dans les années 80 a réconcilié –pour un temps- les français avec l’entreprise, et Mme Royal annonce son ambition de continuer dans cette voie) et la droite n’était pas aussi anti-sociale que la gauche le prétendait. Dans chaque camp les plus durs sont minoritaires. »
    Sauf que je pense que cette capacité à s’entendre sur certains sujets n’est pas très audible en ce moment en particulier du côté du « peuple de gauche » (et ça me fait un peu mal de le dire dans la mesure je me sens encore le cœur à gauche) pour laquelle un pas vers l’autre est devenu une impardonnable compromission. (Et Claude Allègre est d’ailleurs perçu comme quelqu’un « de droite » pat une frange importante de l’électorat socialiste il me semble.)
    J’ai donc peur que ce genre de discussion raisonnable ne fasse pas école (a fortiori en période de campagne). Comme tu le dis : « Mais est-ce-que cela apporte des voix ? Et à qui ? »

  2. C’est sans doute pour cela aussi que le discours de Bayrou n’est pas très audible, il est pile sur cet axe central. Peut-être faudrait-il y mettre plus de lyrisme ?

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