ex memoria

Ce matin 8h15 sur une place de Paris. Un officier municipal et son assistante, ceints de l’écharpe tricolore, descendent d’une voiture de police avec 2 policiers en tenue d’apparat. Ils se dirigent vers un poteau et y accrochent un petit bouquet de fleurs. Ils se recueillent un moment à coté des gens impassibles qui attendent le bus, puis repartent comme ils sont venus, furtivement. 
La place porte le nom d’un officier des FFI. Le poteau raconte son histoire. Nous sommes le 25 août… Etrange scène. Comme le passage à l’oubli.
La télè elle n’a pas oublié qui passait hier le film de 1966 Paris brûle-t-il ? avec le ban et l’arrière-ban des stars montantes (Delon, Belmondo, Douglas, Montand, Signoret, Trintignant, Piccoli, Rich…) et sa musique restée célèbre :

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Publié le 25 août 2006, dans sons, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. Ceci étant, même si ce n’est pas la majorité de la population, toi et moi nous sommes souvenus « de concert » et nous ne sommes pas moins de ce temps. GroM, sur mon blog, y est sensible aussi. L’oubli n’est pas absolument certain, donc. On peut espérer.

    Magnifique chanson. Elle me file la chair de poule à chaque fois que je l’entends…

  2. Cette histoire me fait penser aux réactions surprises de mes jeunes amis quand je passe devant un plaque commémorant, devant les écoles, la rafle du Vel d’Hiv, ou devant les plaques commémorant le lieu où un résistant (souvent bien jeune) est tombé.
    Je m’arrête, je me recueille, parfois je salue, de « rexistant » à résistant.

    Souviens-toi…

    « Souviens-toi des jours d’antan, méditez les années d’âge en âge, interroge ton père, il te l’enseignera, tes aïeux ils te le diront… « (Devarim – Deuteronome 32/7) 

  3. Rien que pour l’écouter encore, je passe sur ton blog, polluxe.

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