vacances et autres choses

Ce blog part en vacances, vert des prés, bleu de la mer…
Pour suivre l’évolution de la situation au Proche-Orient, outre les journaux généralistes, comme Le Monde ou Le Figaro, on peut consulter le site de l’ESISC pour des infos plus précises. Coté blog il y a Window in Lebanon. Sinon on peut se contenter de suivre le prix de l’essence à la pompe, c’est un bon indicateur…

On peut aussi prendre du recul et lire le livre de N.Weinstock, La dhimmitude dans le conflit israélo-palestinien, qui permet de voir le conflit israélo-arabe sous un autre angle et qui permet notamment de comprendre pourquoi, aujourd’hui, un journaliste arabe peut écrire : 
« …comment faire comprendre aussi à l’Occident qu’Israël est au cœur du malheur arabe, qu’il en a été le détonateur dès 1948, comme le prouve une fois de plus ce déferlement de manifestants, pourtant sunnites, dans les rues de Amman et du Caire, brandissant les portraits jaunis de Nasser avec ceux de Nasrallah ? ». En fait les arabes n’ont jamais admis la création de l’Etat d’Israël, ni le sionisme (bien antérieur à celle-ci), parce que l’émancipation de ce peuple jugé inférieur (1) a été conçue comme une humiliation. Et ce petit Etat, grand comme deux départements français, peuplé de 7 millions d’habitants, serait le seul responsable du malheur de tous les pays qui l’entourent ? Ne serait-il pas plutôt le bouc émissaire de la frustration arabe, frustration économique et politique de populations dirigées par des élites corrompues qui n’ont jamais partagé le pouvoir et la richesse, et pour qui l’anti-sionisme, comme l’anti-américanisme d’ailleurs, a servi de diversion.
Cela ne veut pas dire qu’Israël n’a pas sa part de responsabilité dans les échecs des différents processus de paix, ni que les palestiniens sont dans une situation normale et n’ont pas droit à un Etat, mais cela donne un éclairage sur l’arrière-plan mental de la « rue arabe » qui rend difficile un accord de paix sincère.
« Nous aurons la paix avec les palestiniens lorsqu’ils aimeront leurs enfants plus qu’ils ne nous haïssent » (Golda Meïr, ancien premier ministre d’Israël)
(1) Karl Marx écrit en 1854 à propos de Jérusalem, peuplée alors de 15500 âmes (dont 8000 juifs et 4000 musulmans) : «  Rien n’égale la misère et les souffrances des juifs de Jérusalem qui résident dans le quartier le plus infect de la ville […] objets constants de l’oppression et de l’intolérance des musulmans… »

En attendant, pour les vacances, voici l’une des plus belles musiques de film. Mais lequel ? Ce sera la devinette de l’été…
Indice : il a été tourné à Capri dans la maison de Malaparte…

 

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Publié le 25 juillet 2006, dans jours, politique et société, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. Le Mépris,de JLGodard,
    j’ai GAGné?

  2. Oui, c’est gagné !

  3. Moi je dirais la meme chose. la musique a été reprise aussi pour le générique d’une émission de Frédéric Mitterrand, Etoile et toiles je crois.

    Allez un petit site utile sur les présidentielles 2007 et la laïcité : vigilance laïque

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