crise au Proche-Orient (2)

L’inflexion de la position française au Proche-Orient se confirme : même si il a appelé au cessez-le-feu, Chirac veut en finir avec le Hezbollah, responsable de la crise, d’où l’idée de l’intervention au Sud Liban d’une force internationale ayant des « moyens de coercition » ,c’est à dire une force capable d’agir militairement.
Cette évolution semble liée à l’assassinat de son ami, l’ancien président libanais Hariri, par des agents syriens et libanais pro-syriens, en 2005. C’est le coté chef de clan de Chirac : c’est un évènement proche qui lui fait prendre la mesure du danger…

M. Chirac a concentré ses attaques contre le Hezbollah et, sans les nommer, contre les deux pays qui soutiennent la milice chiite, la Syrie et l’Iran. […] La résolution 1559, qui vise à une souveraineté pleinement retrouvée du Liban, exige aussi un désarmement du Hezbollah. D’où l’attitude de M. Chirac, faite d’extrême sévérité à l’égard de la milice chiite, qui non seulement refuse de désarmer, non seulement relance les hostilités en attaquant des soldats israéliens, mais a, soupçonne Paris, un agenda caché destiné à défendre les intérêts de Damas et de Téhéran. (Le Monde, 18-07-06)

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Publié le 18 juillet 2006, dans politique et société, et tagué . Bookmarquez ce permalien. Commentaires fermés sur crise au Proche-Orient (2).

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