Da Vinci cash

Où l’on apprend à l’occasion de la démission du président du groupe Vinci suite à un conflit avec son directeur général, qu’il a reçu une prime exorbitante : 55 millions d’euros… soit environ 3000 ans de travail pour un salaire médian (1500 €/mois) !

La guerre entre MM. Huillard et Zacharias a commencé lors du conseil d’administration du 28 février : le directeur général émet alors une réserve à la demande de son président « d’une juste rétribution » – une prime de 8 millions d’euros – de ses services dans le cadre du rachat réussi des Autoroutes du Sud de la France (ASF).
Lorsqu’il a abandonné ses fonctions opérationnelles au début de l’année, M. Zacharias avait déjà touché une indemnité de 12,9 millions d’euros (Le Monde du 6 avril). Il s’était aussi vu accorder une retraite complémentaire équivalente à la moitié de son salaire – 4,3 millions d’euros en 2005 –, l’un des plus élevés du CAC 40. Sans compter les jetons de présence, les stock-options, et autres avantages en nature. Un package de près de 55 millions. Dans l’entourage de M. Zacharias, on affirme qu’il est d’usage de distribuer ce type de prime et qu’une dizaine de cadres en auraient perçu une dans le dossier ASF.
Le Monde, 1er juin 06.

Publié le 2 juin 2006, dans politique et société, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. « Pour les grands requins y’a pas de naufrage »
    Bernard Lavilliers

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