do not feed the swans

Swan lake : superbe ballet de Matthew Bourne, version chorégraphique moderne du Lac des cygnes, où les cygnes sont… des mâles ! Parti pris judicieux car les gestes et les corps des danseurs suggèrent parfaitement la beauté, la force et la violence des cygnes, loin des douces et gracieuses ballerines en tutu. Choix aussi de mêler l’humour et la tragédie : satire des familles royales avec les paparazzis, la princesse qui sort en boite et a du mal à s’adapter à l’étiquette royale – l’action se passe à la cour d’Angleterre dans les années 60 -, satire de la danse classique avec ce ballet dans le ballet où un prince chasse des papillons en forêt, humour tout court avec cette mamie qui jette du pain sur les bords du lac sous la pancarte do not feed the swans, tragédie enfin de cet amour impossible entre un homme et un cygne qui ne s’unissent que dans la mort… La mort du cygne, battu à mort par ses congénères, est elle aussi originale et la musique de Tchaikovski toujours aussi poignante.
A noter : c’est Swan lake que l’on voit à la fin du film Billy Elliot.
à voir donc (c’est jusqu’au 8 janvier !)

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Publié le 21 décembre 2005, dans BEST OF, films & Co, et tagué . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. C’est tout en fait ça ! En quelque lignes vous croquez bien ce spectacle (va falloir que je révise ma critique…)

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