l’histoire au péril de la loi (2)

Concurrence victimaire ou mémorielle (on dirait que chacun veut sa Shoah), jugement anachronique pour mettre le passé au service du présent, volonté d’imposer une histoire officielle de la part de lobbies (politiques ?), procès d’historiens… Face à cela 19 historiens viennent de signer une pétition pour la liberté de l’histoire qui rappelle à juste titre que l’histoire n’est ni mémoire, ni morale, ni objet juridique et qui demande l’abrogation de tous les articles de lois ayant trait à l’histoire :

« Dans un Etat libre, il n’appartient ni au Parlement ni à l’autorité judiciaire de définir la vérité historique. La politique de l’Etat, même animée des meilleures intentions, n’est pas la politique de l’histoire.
C’est en violation de ces principes que des articles de lois successives ­notamment lois du 13 juillet 1990, du 29 janvier 2001, du 21 mai 2001, du 23 février 2005 ­ ont restreint la liberté de l’historien, lui ont dit, sous peine de sanctions, ce qu’il doit chercher et ce qu’il doit trouver, lui ont prescrit des méthodes et posé des limites.
Nous demandons l’abrogation de ces dispositions législatives indignes d’un régime démocratique. »

Publié le 13 décembre 2005, dans politique et société, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

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