c’est quoi un homme ?

Ça y est ! Je peux enfin répondre à cette question existentielle… Olympe me l’avait posée dans le commentaire d’un billet de 2009 intitulé C’est quoi une femme ? Et depuis, régulièrement, je me disais qu’il fallait que je trouve la réponse. Mais j’avais beau me creuser la tête, je ne trouvais pas. Ce n’était pas faute d’observer ces êtres-là dans le métro ou la rue, mais non, rien ne venait. Et hier, à la faveur d’une vidéo postée sur Facebook, j’ai enfin eu la réponse, comme une évidence tombée du ciel. Alleluia !

Un homme c’est une personne comme les autres : il a un clitoris. [Oui vous avez bien lu, mais je ne mets pas tout de suite la preuve vidéo en lien, car sinon vous n'irez pas au bout de ce billet]. Mais à la différence des autres – les femmes en l’occurrence – il a d’importants problèmes avec la taille de celui-ci. Ceci peut occasionner des complexes, des souffrances psychologiques graves voir des difficultés d’insertion sociale à partir de l’adolescence, notamment dans les vestiaires ou dans les toilettes, car l’homme aime faire pipi debout avec ses congénères.

Pour quelle raison me direz-vous ? Mystère. Sans doute au départ, dans des temps immémoriaux, pour marquer son territoire – on retrouve cette pratique chez les mâles d’autres espèces – car de nos jours c’est une position qui n’est pas du tout pratique et qui occasionne des débordements d’urine dont beaucoup se plaignent. Par contre cela permet aux aveugles de trouver assez facilement les toilettes pour hommes, à l’odeur…

Comme l’homme aime montrer son clitoris à ses copains, il aime bien en avoir un gros. Ça vous étonne ? C’est pourtant simple à comprendre, c’est un peu comme pour les voitures ou les maisons :  on préfère avoir une grosse BMW rutilante plutôt qu’une Fiat Uno, une grande villa avec piscine plutôt qu’un cabanon à la sortie de l’autoroute. Question de prestige, c’est normal.

Du fait de ces difficultés à la fois psychologiques et sociales, le clitoris de l’homme est appelé pénis avec un p comme peine ou pensum, selon que l’on privilégie l’étymologie franque ou latine.  De nombreux sites Internet proposent d’ailleurs d’en augmenter la taille par des procédés divers et variés. Vous ne me croyez pas ? Tapez "pénis" sur Google et vous constaterez que 8 des 10 premières occurrences concernent la taille et l’agrandissement de cet organe.

L’homme est une personne qui attache beaucoup d’importance à cette partie de son anatomie, voir qui s’identifie à celle-ci. Ceci dit, c’est tout à fait compréhensible car cet organe cumule à lui seul trois fonctions : plaisir, miction et reproduction, là où chez la femme ces trois fonctions sont réparties sur trois organes différents (clitoris, méat urétral et vagin/utérus). L’homme a donc peur de perdre cet organe si précieux, ce "bijou de famille" : c’est la peur de la castration qui apparait très tôt chez l’enfant mâle et qui peut même devenir une angoisse existentielle. En cas d’agression ou de menace, un homme protègera sa verge là où une femme protègera sa tête.

D’ailleurs la castration est rigoureusement interdite : depuis longtemps castrats et eunuques ont disparus. Et l’éventualité de la castration chimique pour des violeurs en série ou des meurtriers provoque des critiques virulentes au motif que c’est un châtiment corporel, une punition du corps. Doit-on en déduire au passage que l’excision qui intervient chez les enfants de sexe féminin est un moyen de les punir d’être des femmes ? Dans certaines civilisations passées ou présentes l’organe sexuel masculin est objet de culte et dans les films x c’est même le personnage principal, parfois sur-dimensionné. C’est dire s’il est important.

L’homme enfin est une personne qui aime bien les femmes mais qui préfèrent les hommes  pour bavarder, courir, tirer des buts, pédaler le dimanche matin, tripoter son iphone – voir plus si affinités – et même pour travailler ou gouverner. C’est peut-être l’une des causes méconnues de la sur-représentation masculine à certains postes… On peut dire que l’homme est phallophile ou homophile. Certains le savent et adaptent leur sexualité en conséquence, d’autres pas, d’où chez ces derniers une tendance à l’homophobie : ils ont peur d’être pédés. L’homme est aussi une personne qui a peur d’être une femme, d’où une crainte et un rejet de la pénétration qui l’amène à renoncer au plaisir de son point G ou plutôt point P. Toutes raisons qui expliquent que dans le langage courant "pédé" et "enculé" soient des insultes.

Bref, si l’homme est une femme comme les autres – comme on peut le voir sur ce document vidéo – c’est une femme qui a peur de ne pas être un homme.

Publié le 5 juillet 2010, dans BEST OF, humour, politique et société, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. 19 Commentaires.

  1. ah ben ça, ce sont des petits kikis :-)

  2. Arghhhh ! On m’aurait menti…

  3. Dadavidov,

    Il parait que tu as un tout petit clitoris.

  4. @ Laure : 8-)

    @ Dadavidof : je crois oui, tout est à revoir dans l’éducation sexuelle.

    @ Nicolas : tu dis ça à cause du classement Wikio – aussi nommé "kikalaplusgrosse" – de juillet ?

  5. pour aller plus loin : "Vice Versa" de Will Self

  6. Eh bien moi, je préfère rester sans réponse. Ca donne un véritable élan à la vie.

  7. @Nicolas
    Qu’est ce que t’en sais, tu l’as jamais vu !

    @Polluxe
    J’ai beaucoup aimé ton billet… tu es fine psychologue ;)

  8. @ Lucie : c’est sûr, des fois mieux vaut ne pas trop savoir ;-)

    @ Dadavidov : merci.

  9. Nous venons tous d’une "sauce" primordiale initiale

  10. Grâce à Peuples du commentaire précédent, je viens de comprendre enfin la supplique chrétienne: "Seigneur, exsauce- nous !"
    J’en reste aussi illuminée que par le "Ecce homo" de Polluxe. ( smiley)

  11. l’XX initial étant devenu XY par dégénérescence devrait retourner à X… par disparition de l’Y… (trop instable et malade). Enfin, tout ça nous ramènerait à l’état primordial du big bang… dans X années. J’utilise le conditionnel… de précaution.

  12. La sauce primordiale, le big bang… on en est plus très loin par ailleurs…

  13. Article très intéressant , de nature à susciter de nouveaux développements . .

  14. Aristophane dans le Banquet de Platon?

  15. Je me permettrais d’ajouter que la médecine sous-estime les séquelles liées à la mauvaise irrigation du cerveau durant la copulation.
    Sans parler des désagréments que ce regrettable phénomène engendre. Durant l’acte sexuel, avez-vous déjà tenté d’aborder avec un homme le thème du panthéisme chez Spinoza ? C’est à peine s’il vous répond. Ce goujat.

  16. Holala !!! vous aviez trempé votre plume dans le vitriol teinté de mauvaise foi, Marie-Hélène? :))) Mais vous avez oublié un petit détail: si les hommes sont ce qu’ils sont, c’est en grande partie parce que les femmes ont voulu qu’il en soit ainsi ! Hé oui !

    A commencer par la première de toutes (Deus sive Natura), qui se rendait compte que ses filles chéries risquaient de s’ennuyer ferme, si elle n’inventait pas rapidement quelque chose de nouveau: ce fut la spécialisation sexuelle.

    «L’homme est une personne qui attache beaucoup d’importance à cette partie de son anatomie, voir qui s’identifie à celle-ci» ? Hum! Je vous conseille quelques soirées copieusement arrosées entre femmes hétéros ! …vous risquez de devoir revenir sur quelques-uns de vos préjugés !

    Quoi qu’il en soit, merci de nous avoir fait rire, mais vous ne nous découragerez pas ! Car la plus accro au zizi …j’ai comme l’impression que ça reste la femme ! ;)

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